In memoriam

Arcachon, vitalité de la Fête Patronale

Publié le 25 mars 2025

Dans une France en pleine mutation sociologique, les fêtes patronales se réduisent comme peau de chagrin, leur survivance varie selon les régions et les contextes. On peut dire qu’Arcachon met tout en œuvre pour continuer à faire vivre la sienne. Depuis le 16e siècle Arcachon est la ville de la Vierge, grâce au moine Thomas Illyricus qui trouva la statue de Marie sur la plage du Bernet. La commémoration se fait le jour de l’Annonciation, moment où l’ange Gabriel annonce à la jeune vierge qu’elle va être mère. Après la messe, les participants partent en procession sur la jetée de la Chapelle où les bateaux viennent se faire bénir…puis partagent un verre de l’amitié.

Durant la cérémonie la vierge est placée dans le chœur, on la voit ici de profil et elle tient l’enfant Jésus sur ses genoux

Pour lutter contre le risque de désaffection envers une manifestation qui se déroule un jour de semaine et par un temps qui n’a rien de printanier, la mairie avait su jouer sur toutes les cordes de la communication. L’église était raisonnablement remplie, le nouveau sous-préfet Jean-Louis Amat a assisté à l’office et à la procession. Le maire Yves Foulon entouré de nombre de conseillers municipaux, le rabbin, les associations patriotiques avaient tenu à participer. Les élus nationaux, eux, étaient retenus au Parlement.

L’office a été célébré en la Basilique Notre-Dame d’Arcachon par Monseigneur Jean-Paul James, Archevêque de Bordeaux et par le père Ricaud et la place originale de Marie dans religion catholique fut mise en exergue dans l’homélie. Une femme qui a su assumer un destin particulier.

Les porte-drapeaux ouvrent la marche pour aller vers la jetée de la Chapelle

Arrivée de la statue de la Vierge sur le port chacun a en main une rose jaune qui sera jetée en mer, en mémoire des péris en mer.

Le sous-préfet Jean-Louis Amat et le maire Yves Foulon se préparent à jeter la rose, cependant que l’Archevêque évoque cette mer qui apporte tant de richesses à l’homme mais aussi tant de désespoir.

Les bateaux s’approchent pour être bénis, ils appartiennent à toutes les familles de la pinasse au voilier, du petit yacht à la vedette de secours